20 octobre 2026
Porte en bois avec vitres, séparant deux pièces
Un séparateur de pièce peut filtrer le regard sans couper la lumière. Hauteur, câblage, dimensions : ce qu'il faut vérifier avant de commander.

Un couloir trop large, un salon qui dévore la salle à manger, une entrée qui donne direct sur le canapé : le cloisonnement classique règle le problème mais laisse une pièce aveugle. Depuis quelques années, les séparateurs ajourés ont changé la donne. Encore faut-il qu’ils ne se contentent pas de découper l’espace en deux zones sombres. Un panneau qui filtre le regard et diffuse sa propre lumière remplit les deux rôles à la fois, à condition de prévoir sa hauteur et son alimentation avant de commander.

Un luminaire qui fait aussi office de cloison

Le panneau 5×5 Mozaik Blanc de Designheure (réf. Pa5x5moz41ab) est vendu comme « à la fois luminaire et panneau séparateur ». Pas de cloison pleine, pas de verrière sur mesure : un assemblage de modules verticaux qui laisse circuler l’air et la lumière naturelle, tout en brouillant la vue d’une pièce à l’autre. Pour qui veut creuser les solutions de cloisonnement léger, le site separateur-de-piece.fr rassemble des conseils de menuiserie et d’électricité qui complètent bien ce type de projet.

Le produit est attribué au designer Davide Oppizzi. Le principe reste simple, et c’est ce qui le rend crédible : des abat-jours en tissu, blancs, fins et hexagonaux, mesurant L. 4 x l. 5 x H. 45 cm, répartis sur la hauteur du panneau. Chacun diffuse une lumière douce et orientée, sans éblouir. On obtient un filtre visuel réel, pas un mur, et la lumière du jour continue de passer entre les modules.

Hauteur sous plafond : le point à vérifier avant tout

C’est là que beaucoup de projets se cassent les dents. Le panneau mesure L. 225 x l. 16 x H. 280 cm et exige une hauteur sous plafond minimale de 2,90 m. Dans un appartement des années 1970 avec 2,50 m au compteur, il ne rentre pas. Il faut donc mesurer avant de rêver, et mesurer deux fois : sol fini compris, plinthes déduites.

Trois configurations possibles selon la pièce

Le panneau peut se poser en séparateur libre entre deux zones, ou contre un mur, ce que le fabricant prévoit explicitement. Le choix change tout au niveau du rendu et de la fixation.

  • En séparateur central, il laisse passer la lumière sur ses deux faces et devient un point focal vu depuis les deux pièces.
  • Contre un mur, il fonctionne plutôt comme une tête de lit ou une niche lumineuse, sans rôle de cloison.
  • Et si le plafond est trop bas, faut-il renoncer ? Pas forcément : les tailles sur mesure existent sur demande.
  • Le modèle standard se décline en trois tailles et en cinq coloris, mixables entre eux.

41 douilles, 41 ampoules : l’électricité ne s’improvise pas

Le panneau est fourni avec 41 ampoules LED GU4 de 3,5 W, sur 41 douilles GU4 en 220/240 V 50-60 Hz. Ce n’est pas un luminaire qu’on branche sur une prise et qu’on oublie : chaque module a besoin de son alimentation, et le câblage doit être pensé avant la pose.

Si le panneau est en plein milieu d’une pièce, il faut prévoir l’arrivée de courant au sol ou au plafond, avec une réservation dans la dalle ou dans le faux plafond. C’est un point à cadrer avec l’électricien dès le devis, pas le jour de la livraison. Sur ce point, voir aussi notre article sur choisir la couleur ideale.

Les 3,5 W par ampoule restent modestes, mais multipliés par 41, cela représente une puissance cumulée à intégrer dans le calcul de la ligne. Une commande dédiée, voire deux si l’on veut allumer une moitié seulement selon l’usage, évite de faire tourner tout le panneau pour un dîner à deux.

Pinceau rouge sur palette de maquillage appliquant rouge à joues

Ce que ce panneau change vraiment dans une maison

Un séparateur de ce type filtrait le regard sans jamais condamner l’espace. On peut le traverser du regard, on peut le contourner, on peut le déplacer si les fixations le permettent. La lumière naturelle circule entre les abat-jours, celle du plafond n’est plus bloquée par une cloison pleine, et le soir le panneau devient une source à part entière. Franchement, c’est le genre d’objet qui rend une pièce traversante habitable sans la transformer en couloir.

Reste le budget et l’encombrement. Un panneau de 225 cm de large occupe une bonne partie d’une ouverture, et son épaisseur de 16 cm impose de laisser respirer les meubles autour. Dans une petite entrée, il faut accepter de perdre un peu de passage pour gagner en caractère. Le jeu en vaut la chandelle quand la pièce est longue et mal découpée, beaucoup moins quand elle mesure déjà douze mètres carrés.

Une pièce découpée sans être assombrie, ça se prépare

Avant de commander un panneau lumineux, deux chiffres décident de tout : la hauteur sous plafond et l’emplacement de l’alimentation. Le reste, tailles, coloris, disposition contre un mur ou en travers de la pièce, vient après. Un séparateur qui filtre sans couper la lumière rend une maison plus souple à vivre, et ça compte davantage qu’un mur porteur en moins. Votre plafond supportera-t-il les 2,90 m exigés, ou faudra-t-il revoir la copie ?

Sol en damier noir et blanc, usé, dans un espace intérieur

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